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Des inégalités génétiques face au VIH

Selon des chercheurs américains, l’infection par le VIH évoluerait plus rapidement vers le stade du sida chez les personnes présentant un profil génétique spécifique.

Panorama du Médecin, 29 octobre 2007

Une équipe de chercheurs de l’Université du Texas à San Antonio, dirigée par Sunil Ahuja*, a annoncé avoir identifié, sur deux gènes impliqués dans les mécanismes de l’immunité cellulaire (CCL3L1 et CCR5), des variations qui constitueraient un facteur de risque d’évolution rapide de la séropositivité vers le stade du sida.
Selon eux, ce n’est pas la charge virale elle-même (quantité de virus présents dans le sang) mais plutôt l’interaction entre le virus et les facteurs propres à la personne infectée qui transforme ce qui aurait pu rester une infection bénigne en maladie grave. L’ampleur de la réplication virale (multiplication du VIH dans les cellules immunitaires qu’il parasite et détruit), dès les premiers stades de l’infection, ne suffirait pas à expliquer la réduction du taux de lymphocytes T CD4 (globules blancs qui jouent un grand rôle dans la lutte contre les infections) et la progression vers le stade du sida chez les séropositifs. Les personnes appartenant à ce qu’ils appellent un « groupe à risque génétique » auraient ainsi davantage de risques de moins bien se défendre contre le VIH et d’évoluer plus rapidement vers le stade du sida.
Les chercheurs estiment que le profil génétique CCL3L1-CCR5 pourrait permettre de prédire le risque d’évolution vers le sida, indépendamment des autres indicateurs actuellement utilisés (charge virale, taux de lymphocytes T CD4…), et proposent de tenir compte de leur découverte pour mettre au point des vaccins thérapeutiques ou préventifs efficaces contre la maladie.

* En ligne sur le site de la revue Nature Immunology (www.nature.com/ni)