Depuis son apparition au début des années 80, la transplantation hépatique a considérablement évolué : le taux de survie est bien meilleur et les techniques chirurgicales se sont diversifiées.
Panorama du Médecin, 3 décembre 2007
Les données issues du registre européen des transplantations hépatiques (European Liver Transplant Registry ou Eltr) font état d’un taux de survie élevé puisqu’il est aujourd’hui de 80 % à un an. C’est au cours de ces dernières années que la survie des patients ayant subi une greffe hépatique s’est nettement améliorée et ceci dans toutes les indications, y compris le cancer du foie, à l’exception toutefois des cirrhoses dues au virus de l’hépatite C.
Le registre européen a colligé au total 68 776 transplantations hépatiques, réalisées dans 137 centres et 23 pays. Leur analyse sur trois périodes (1990-1995, 1995-2000 et 2000-2005) a permis aux experts de noter une évolution dans les indications de la transplantation hépatique et dans les techniques employées. On s’aperçoit ainsi que les cirrhoses alcooliques et virales C ainsi que le carcinome hépatocellulaire constituent des indications en augmentation. Par ailleurs, les techniques chirurgicales se sont diversifiées. A côté de la transplantation conventionnelle, réalisée grâce à un foie entier provenant de donneurs cadavériques, sont apparues d’autres types de transplantation, également efficaces, de type foie partagé (split) ou faisant appel à un donneur familial. Actuellement, chacune de ces deux techniques représente 6 % de l’ensemble des transplantations hépatiques.
* Source : séance commune des Académies nationales de Médecine et de Chirurgie.