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Greffe hépatique : un foie pour deux


La transplantation hépatique à partir d’un donneur vivant constitue aujourd’hui une alternative efficace à la greffe de foie entier par donneur décédé, mais non dénuée de risques.

Panorama du Médecin, 17 mars 2008


Face à la pénurie actuelle d’organes, la transplantation hépatique à donneur vivant (Thdv) est maintenant acceptée comme une bonne alternative à la greffe de foie entier de donneur cadavérique. On estime cependant qu’elle entraîne la mort du donneur dans 0,1 à 0,3 % des cas, ce qui, rapporté aux quelques 10 000 Thdv réalisées à ce jour dans le monde, représente au moins 11 décès. 30 à 40 % des donneurs ont aussi des complications post-opératoires précoces (dans les 3 mois qui suivent), le plus souvent une fuite biliaire, une sténose (rétrécissement) biliaire ou une insuffisance hépatique transitoire. Mais celles-ci sont plus fréquentes en cas de prélèvement du lobe droit du foie qu’en cas de prélèvement du lobe gauche, plus petit.
Le risque de mortalité et de morbidité dépend également de l’expérience des équipes chirurgicales : les complications sont moins nombreuses quand les équipes ont pratiqué plus de 50 hépatectomies pour Thdv.

* Source : 8ème Congrès de l’International hepato-pancreato-biliary Association, Bombay