Endoscopie avec image en bande spectrale étroite, coloscopie virtuelle… les nouvelles techniques de dépistage du cancer colorectal sont encourageantes.
Panorama du Médecin, 27 novembre 2006
Pour dépister les cancers colorectaux - dont le taux de guérison ne dépasse pas 50 % -, les gastro-entérologues et les radiologues tentent de faire de mieux en mieux. En particulier d’améliorer les techniques de visualisation des polypes et des cancers colorectaux à un stade débutant ou encore d’employer des méthodes de détection moins traumatiques pour les patients. La nouvelle technique d’endoscopie avec image en bande spectrale étroite (NBI ou « narrow band imaging ») permet de mieux voir les anomalies microvasculaires de la muqueuse digestive et semble représenter une réelle avancée. Selon une étude allemande*, réalisée auprès de 303 patients, cette technique de coloscopie semble en effet accroître la détection des polypes et surtout des adénomes plans, souvent mal détectés par l’endoscopie classique, qui ont un potentiel de malignité élevé. Dans cette étude, 74,4 % de ces adénomes plans sont ainsi détectés en endoscopie avec NBI, contre 42,2 % avec la coloscopie traditionnelle. Une supériorité confirmée par un autre essai, japonais cette fois.
L’endocystoscopie, que l’on peut qualifier de « coloscopie virtuelle », constitue une autre perspective intéressante. Elle utilise une sonde qui passe à travers le canal opérateur et donne des images en microscopie de l’épithélium digestif, grâce à un système d’amplification optique très puissant. Les résultats préliminaires suggèrent qu’elle permet, lorsqu’elle est couplée avec la résonance magnétique nucléaire, de repérer autant de polypes (de plus de 5 mm) que la coloscopie traditionnelle.
* présentée à la 14ème Semaine européenne de gastroentérologie (UEGW).