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Un lien entre obésité et plastiques ?

Des expériences récentes (chez la souris) montrent qu’un composant de base des plastiques polycarbonates provoque des modifications endocriniennes favorisant l’obésité.

Panorama du Médecin, 12 mars 2007


Des scientifiques américains comme John Peterson Myers pensent que l’hypothèse selon laquelle les plastiques que nous avalons sans le savoir entraînent des perturbations endocriniennes est de plus en plus convaincante. On a ainsi prouvé que des micropolluants comme l’arsenic, la dioxine et le bisphemol-A provoquaient une perte de fertilité des mâles de nombreuses espèces animales. De fait, leur structure chimique rappelle celle des hormones et notre organisme a tendance à les confondre.
Les récents travaux du Pr Fred Vom Saal (Université du Missouri) sur le bisphemol-A, étudié au début du 19ème siècle dans l’espoir d’en faire une hormone de synthèse et qui est aujourd’hui un additif de certains plastiques, vont dans le même sens. Le Pr Vom Saal a en effet démontré que des souris femelles fécondées mises en contact avec le bisphemol-A avaient une propension quasi automatique à mettre au monde des souriceaux chroniquement obèses. Explication : cette substance modifie les adipocytes, des cellules qui stockent la graisse. Ceux-ci deviennent à la fois plus nombreux et plus volumineux, ce qui favorise l’obésité.
D’autres substances méritent sans doute d’être étudiées (comme la nicotine) et l’expérience ne permet pas d’expliquer l’obésité individuelle, mais, selon le Pr Vom Saal, elle pourrait expliquer en partie l’épidémie mondiale d’obésité. Il attire notamment l’attention sur l’importance de la présence de bisphemol-A dans le plastique des biberons et des boîtes de Pétri utilisées dans les fécondations in vitro...

Source : Environnementals Health Sciences.