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Trop peu d’appareils d’IRM en France


La France compte une IRM pour 157 000 habitants. Un chiffre que la Société Française de Radiologie trouve pénalisant, notamment pour les patients suspects d’accident vasculaire cérébral.

Panorama du Médecin, 9 mai 2007


Alors que l’Allemagne possède un appareil d’IRM (imagerie à résonance magnétique) pour 48 000 habitants et l’Espagne un pour 80 000, la France se classe derrière l’Italie et le Royaume-Uni avec un IRM pour 157 000 habitants. Fin décembre 2006, 484 appareils étaient autorisés, mais seulement 381 réellement installés. Résultat : le délai moyen d’obtention des rendez-vous est de 33 jours. De plus, leur répartition sur le territoire français est hétérogène. En Lorraine, le délai d’attente moyen dépasse 62 jours et en Haute-Normandie 54 jours alors qu’il est inférieur à 21 jours en Ile-de-France. C’est globalement moins long qu’en 2003 (43 jours), mais trop pour pouvoir appliquer les recommandations internationales de prise en charge de nombreuses pathologies, regrette le Pr Philippe Grenier, secrétaire général de la Société française de Radiologie (SFR). Recommandé chez tous les patients présentant une suspicion d’accident vasculaire cérébral (AVC) conduits aux urgences, l’IRM permet de donner rapidement une certitude sur le diagnostic et de voir quelle artère est bouchée. Or, comme l’a montré une étude récente, plus de 2 patients sur 3 se trouvant dans ce cas de figure n’ont pas eu accès à l’IRM en 2006, souligne le Pr Catherine Oppenheim (Centre hospitalier Sainte-Anne, Paris). L’IRM est aussi très utile, entre autres, pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer, des tumeurs cérébrales et du cancer du sein chez les femmes à haut risque.
Un total de 605 appareils est prévu d’ici avril 2011, un chiffre jugé insuffisant par la SFR qui demande une accélération des autorisations d’équipements et un parc de 750 appareils d’ici 2010.