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Quelle méthode pour évaluer le risque cardiovasculaire ?

En attendant un outil d’évaluation adapté aux Français, il est conseillé de rester fidèle à la méthode choisie pour estimer l’évolution du risque cardiovasculaire.

Panorama du médecin, 6 novembre 2006

Si l’évaluation du risque cardiovasculaire apparaît aujourd’hui primordiale pour orienter la prise en charge des troubles lipidiques et de l’hypertension artérielle, le choix de la méthode à adopter rester problématique. En effet, ont rappelé des experts au cours d’un atelier de formation continue organisé lors des Journées nationales de médecine générale, plusieurs techniques sont possibles, mais la plus classique (équation de Framingham) a été établie aux Etats-Unis où les coronaropathies sont bien plus fréquentes et en France coexistent plusieurs outils d’évaluation du risque cardiovasculaire dont aucun, à ce jour, n’a été validé. En attendant, force est donc de se reporter aux recommandations de 2005 de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui définissent 6 facteurs de risque de même importance. A savoir : l’âge (50 ans ou plus pour les hommes, 60 ans ou plus pour les femmes) ; les antécédents familiaux de maladie coronaire (infarctus du myocarde, mort subite avant 55 ans chez le père ou un parent de premier degré de sexe masculin ou avant 65 ans chez la mère ou un parent de sexe féminin) ; le tabagisme (actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans) ; l’hypertension artérielle (traitée ou non) ; le diabète de type 2 (traité ou non) ; et le HDL-cholestérol < 0,40 g/l quel que soit le sexe.
Une chose est sûre : quel que soit le modèle retenu, il faut s’y tenir pour estimer l’évolution, chez une même personne, de son risque cardiovasculaire au fil des années, et corriger, au besoin, la prise en charge thérapeutique.