La collaboration entre 77 instituts de recherche à travers le monde a permis d’identifier une région chromosomique dont certaines mutations contribueraient à augmenter le risque d’obésité.
Panorama du Médecin, 9 juin 2008
L’an dernier, deux équipes - dont l’une dirigée par le Pr Froguel (Institut Pasteur de Lille) - avaient montré que le gène FTO (fat mass and obesity) était impliqué dans l’obésité de l’enfant et de l’adulte. La collaboration de chercheurs issus de 77 instituts (anglais, français, américains, suisses, allemands, italiens et finlandais) a permis, à partir de l’analyse de 90 000 échantillons, d’identifier une région du chromosome 18, sur lequel des mutations entraîneraient une sensibilité à la prise de poids. Ces variations se situent sur la région codante de la protéine MC4R, récepteur dont le déficit est à l’origine de la forme la plus fréquente d’obésité génétique identifiée à ce jour.
Selon les chercheurs, ces mutations sur MC4R sont associées à une prise de poids de 1,5 kg en moyenne et, ajoutées à la mutation sur FT0, de 3,8 kg.
Les auteurs rappellent cependant que les habitudes alimentaires et la pratique régulière d’un sport sont essentielles pour contrôler son poids…
Source: Nature Genetics, juin 2008;40(6):768-75