Le tabagisme multiplie la mortalité globale par près de 3 chez les femmes fumant depuis plus de 20 ans et il est responsable de 70 % des décès d’origine vasculaire.
Panorama du Médecin, 9 juin 2008
Pour évaluer les répercussions de l’augmentation du tabagisme féminin, des chercheurs américains ont repris les données de la cohorte de la Nurses’ Health Study, qui a suivi 104 519 infirmières entre 1980 et 2004.
L’analyse des 12 483 décès constatés au cours de ces 24 années montre que la mortalité globale des fumeuses est multipliée par plus de 2,8. De plus, 64 % des décès et 69 % des décès d’origine vasculaire enregistrés chez les fumeuses ont été considérés comme imputables au tabac. Les calculs indiquent aussi que le risque de maladies vasculaires, de coronaropathies et d’affections cérébrovasculaires était multiplié respectivement par 3,3, 3,9 et 2,8. L’augmentation du risque était encore plus importante pour la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et le cancer du poumon.
L’étude montre également que l’arrêt du tabac est plus rapidement bénéfique pour les maladies cardiaques et cérébrovasculaires : - 61 et - 42 % au cours des 5 premières années de sevrage contre - 18 et - 21 % pour les maladies respiratoires et le cancer bronchique.
Source : JAMA, Mai 2008;299(17):2037-47