Des chercheurs américains viennent de montrer que le diabète entraîne aussi des perturbations de la fonction pulmonaire et que plus la maladie est grave, plus celle-ci est altérée.
Panorama du Médecin, 5 mai 2008
Des études précédentes ont déjà montré que les adultes diabétiques avaient une capacité vitale (quantité maximale d’air expiré après inspiration forcée) diminuée par rapport aux sujets non diabétiques. Une équipe américaine a voulu vérifier si cette association était indépendante d’autres facteurs (adiposité, tabagisme, activité physique…) en suivant pendant 3 ans 1 100 diabétiques, comparés à 10 162 non diabétiques d’âge moyen participant à une étude plus générale, l’étude ARIC (Atherosclerosis Risk in Communities).
La capacité vitale (CV) et le VEMS (volume expiratoire maximal en 1 seconde) ont été mesurés au début de l’étude et 3 ans plus tard. Au bout de 3 ans, chez les diabétiques - dont la CV et le VEMS étaient déjà inférieurs au départ -, les chiffres ont baissé plus vite que chez les non diabétiques. Et plus le diabète était sévère et ancien, plus le déclin était important. Le diabète n’épargne donc pas les poumons. Il reste maintenant à élucider par quels mécanismes…
* Diabetes Care, avril 2008;31(4):741-6