C’est une confirmation : les particules contenues dans l’atmosphère des grandes villes accroît le risque de mortalité, en particulier cardiovasculaire et chez les plus de 65 ans.
Panorama du Médecin, 23 juin 2008
Une « analyse des liens à court terme entre pollution atmosphérique urbaine et mortalité, réalisée dans 9 villes françaises » (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Le Havre, Strasbourg, Toulouse), réalisée au cours de la période 2000-2004, a mis en évidence un lien entre les niveaux de particules fines, inférieures à 2,5 microgrammes (PM2,5), et plus grosses (PM10) dans l’air ambiant et le risque de décès. C’est la première fois en France que des experts ont pu quantifier les effets aigus, c’est-à-dire le jour même ou le lendemain, d’un épisode de pollution à ces particules, émises principalement par les véhicules diesel, les industries et le chauffage au bois.
Selon le rapport, l’excès de risque de décès est de 2,2 % pour une augmentation de 10 microgrammes/m3 des niveaux de PM2,5 et PM10 et de 0,9 % pour l’ozone. Ce surrisque est plus marqué chez les personnes de plus de 65 ans et pour la mortalité cardiovasculaire et cardiaque.
* Institut de veille sanitaire, 19/06/08. Rapport en ligne sur le site
www.invs.sante.fr