Une étude européenne montre qu’après un infarctus un programme de prévention strict impliquant la famille améliore les facteurs de risque cardiovasculaire et réduit les récidives.
Panorama du Médecin, 23 juin 2008
L’enquête Euroaction a comparé deux groupes de patients (plus de 3 000 au total) ayant fait un infarctus. Après mise en place d’un traitement médicamenteux, les uns ont été soumis à un programme de prévention rigoureux, impliquant le malade, mais aussi sa famille, en particulier le conjoint, par le biais d’un groupe de travail (infirmière, diététicien, physiothérapeute, médecin), les autres ont bénéficié de la prise en charge habituelle.
Au bout d’un an, les changements intervenus dans le premier groupe plaident en faveur du programme familial puisque 58 % se sont arrêté de fumer (contre 47 % dans l’autre groupe), 55 % ont réduit leur consommation de graisses saturées (contre 40 %), 72 % ont mangé plus de fruits et de légumes et 17 % davantage de poisson (contre 35 % et 8 %). Par ailleurs, 54 % ont pratiqué une activité physique 45 mn par jour 4 fois par semaine (contre 20 %). Enfin, la tension artérielle et le taux de cholestérol ont été davantage abaissés dans le premier groupe.
Source : The Lancet, juin 2008;371:1999-2012.