Une étude internationale confirme que les douleurs de l’infarctus du myocarde sont moins typiques chez la femme, donc moins bien diagnostiquées et au final sous-traitées.
Panorama du Médecin, 19 mai 2008
L’an dernier, une étude française avait déjà souligné que le taux de mortalité par infarctus du myocarde était supérieur chez le sexe dit faible. Une autre étude*, internationale cette fois, portant sur plus de 25 000 cas (19 117 hommes, 7 638 femmes) répertoriés dans 14 pays - dont la France - le confirme.
Elle montre en effet d’une part que les symptômes féminins sont différents (moins de douleurs thoraciques typiques mais plus de nausées et de douleurs dans les mâchoires), d’autre part que, pour un même niveau d’obturation coronarienne, les femmes bénéficient moins souvent d’une angioplastie à l’arrivée à l’hôpital et qu’elles se voient moins souvent prescrire un traitement anti-récidives. Au total, le taux de décès, de récidives ou d’attaque cérébrale 6 mois après l’infarctus est plus élevé chez les femmes.
Pendant longtemps, l’infarctus a été considéré comme une maladie d’homme et les hormones étaient censées protéger les femmes. C’est vrai jusqu’à 65 ans mais après, la situation s‘inverse…
* Publiée le 7/5/08 sur le site Internet de la revue Heart