Panorama du Médecin, 23 octobre 2006
La Société française vasculaire et l’Institut de l’athérothrombose ont lancé une campagne d’information sur l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (Aomi), appelée couramment artérite.
Cette maladie, trop méconnue, se caractérise par des rétrécissements (sténoses) et parfois des occlusions dans les artères des jambes. Outre l’âge et le sexe (les hommes sont plus touchés), les facteurs de risque de l’Aomi sont le tabagisme, le diabète, l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol. La présence d’une artérite est toujours associée à un risque cardiovasculaire élevé, et le pronostic est toujours grave : quand la maladie n’est pas prise en charge, le taux de mortalité atteint près de 50 % à 10 ans, les patients décédant souvent d’une autre localisation de la maladie athérothrombotique (cardiaque ou cérébrale).
Cette campagne, intitulée « Des pas pour la vie », vise à inciter les plus de 60 ans à prendre au sérieux les douleurs de jambes et les généralistes à dépister l’artérite chez les personnes à haut risque cardiovasculaire. Une démarche qui répond à un besoin, souligné par la Haute Autorité de Santé (HAS) dans des recommandations publiées cette année mettant l’accent sur la mortalité cardiovasculaire qui leur est associée et sur la sous-utilisation des moyens thérapeutiques aujourd’hui disponibles. Elle conseille ainsi de mesurer l’index de pression systolique (IPS) chez les plus de 60 ans à haut risque cardiovasculaire pour diagnostiquer une Aomi et en apprécier la gravité. L’IPS est le rapport de la pression systolique à la cheville sur la pression systolique au bras. Au-dessus de 0,9, il signale une artérite.
* Documents d’information sur le site www.atherothrombose.org