Panorama du Médecin, 25 septembre 2006
La Société française d’anesthésie (SFAR) vient de publier la version française des nouvelles recommandations de l’Ilcor (International liaison committe on resuscitation) qui simplifient la réanimation des arrêts cardiaques. Elles mettent l’accent sur le massage, à mettre en œuvre d’urgence pour rétablir la circulation sanguine. Il s’agit de faire circuler sans attendre le stock de sang oxygéné dont dispose l’organisme. Le débit cardiaque étant faible, les besoins en oxygène sont moindres et l’intérêt du bouche-à-bouche devient secondaire.
Ces recommandations s’adressent aussi au grand public. Si la personne ne répond pas, ne bouge pas, ne respire pas ou bien anormalement, il ne faut pas hésiter. Et même dans le doute car, contrairement à ce que l’on pensait, le massage cardiaque n’est nullement dangereux pour ceux qui n’en ont pas besoin. Sauf en cas de noyade, d’asphyxie, ou chez les enfants chez qui l’arrêt cardiaque est souvent d’origine respiratoire, la réanimation doit commencer par le massage cardiaque, en alternant 30 compressions thoraciques et 2 insufflations. Les recommandations conseillent également de faire des insufflations plus brèves (1 seconde au lieu de 2) et de ne pas interrompre la réanimation jusqu’à l’arrivée des secours, même pour vérifier les signes de vie.
Aux professionnels, la SFAR recommande, lorsque 4 à 5 mn se sont écoulées depuis l’accident, d’alterner une séquence de massage cardiaque entre chaque choc pour augmenter les chances de défibrillation.