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Arrêt cardiaque : gare aux antécédents familiaux


Le taux de survie après un arrêt cardiaque reste de 3 %. Pourtant, trois gestes accomplis rapidement permettraient de sauver des vies. Le dépistage des facteurs de risque, notamment familiaux, aussi.

Panorama du Médecin, 11 février 2008.


Un malade ressuscité dans les trois premières minutes a un bon voire un excellent pronostic neurologique, entre 3 et 10 mn celui-ci est incertain et au-delà, les séquelles cérébrales sont très importantes. Devant tout arrêt cardiaque, il faut donc appeler immédiatement le 15, puis entreprendre un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur automatique… quand il y en a à proximité.
En amont, le dépistage des personnes à risque devrait être généralisé, estime le Pr Xavier Jouen (Hôpital Européen Georges-Pompidou). Un antécédent personnel d’infarctus du myocarde et des anomalies de la fréquence cardiaque, par exemple, sont des facteurs de risque. Mais l’obésité abdominale et des antécédents familiaux de mort subite aussi : le risque est en effet multiplié par près de 2 quand l’un des parents a fait un arrêt cardiaque et par plus de 9 quand les deux parents en ont été victimes !

Sources : XVIIIes journées européennes de la Société Française de Cardiologie