Des chercheurs américains ont identifié une protéine qui reconnaît en 3 jours les tumeurs réagissant à la chimiothérapie alors qu’aujourd’hui il faut 2-3 mois de traitement avant de déterminer son efficacité.
Panorama du Médecin, 10 mars 2008
Selon une étude menée par des chercheurs du Vanderbilt-Ingram Cancer Center (Nashville), l’identification d’une petite protéine, capable de reconnaître spécifiquement et rapidement (en 2 ou 3 jours) les tumeurs réagissant à la chimiothérapie, pourrait aider à personnaliser les traitements des malades et accélérer le développement de nouveaux médicaments contre le cancer.
Cette protéine a été découverte chez la souris. Après l’avoir identifiée, les chercheurs lui ont attaché une molécule émettant de la lumière, puis injecté ces peptides à des souris auxquelles ils avaient greffé des tumeurs humaines (colon, prostate, sein, poumons, cerveau). A l’aide de caméras d’imagerie spécialisée qui détectent la lumière infrarouge, ils ont observé que les tumeurs réagissant à la chimiothérapie étaient plus brillantes que celles qui ne réagissaient pas. L’étape suivante sera de transférer cette technique à l’homme…
* En ligne sur le site Internet de Nature Medicine