Diminution du risque de cancer, accidents cardiovasculaires moins nombreux, régression des symptômes de BPCO… l’impact de l’arrêt du tabac est loin d’être négligeable souligne un travail récent du Centre international de recherche sur le cancer.
Panorama du Médecin, 2 juin 2008
Quels sont les bénéfices réels de l’arrêt du tabac chez les anciens fumeurs ? Pour répondre à cette question le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de Lyon a réuni un groupe d’experts qui a analysé les données de différentes études déjà réalisées sur le sujet. Leur conclusions qui viennent d’être publiées* confirment l’impact bénéfique du sevrage même si l’effet observé varie en fonction de la pathologie considérée et du moment de l’arrêt.
Ainsi pour le cancer du poumon, le bénéfice apparaît entre 5 et 9 ans après le sevrage, et il est plus marqué chez les fumeurs ayant arrêté avant la cinquantaine. La réduction du cancer du larynx est aussi très nette. Pour les cancers de la cavité buccale et du pharynx, les fumeurs ayant renoncé à la cigarette depuis au moins 20 ans récupèrent le même niveau de risque que les personnes n’ayant jamais fumé. Le risque de cancers de l’œsophage, de la vessie et du col de l’utérus est également abaissé.
Quant au risque d’accidents cardiaques, il diminue déjà de 35 % 2 à 4 ans après le sevrage et, au bout de 15 à 20 ans, les « repentis » se retrouvent à égalité avec les non-fumeurs. L’amélioration du risque d’accident vasculaire cérébral est tout aussi sensible. Enfin, les symptômes de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) commencent à s’estomper 1 à 2 mois après l’arrêt.
* Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n°21-22 du 27/05/08