Aux 23 départements engagés en 2005 dans le dépistage organisé du cancer colorectal s’ajoutent aujourd’hui 18 nouveaux départements.
Panorama du Médecin, 26 mars 2007
A l’occasion de la 1ère Semaine nationale contre le cancer colorectal (du 26 au 31 mars), organisé par l’Institut national du Cancer pour informer les Français de plus de 50 ans sur la gravité et la fréquence de cette maladie, le Pr Didier Houssin, directeur de la Direction générale de la Santé (DGS), a annoncé que 18 nouveaux départements sont désormais autorisés à organiser ce dépistage, rejoignant ainsi les 23 départements pilotes engagés depuis 2005. Ce processus (courrier envoyé tous les 2 ans et relances) devrait s’étendre à l’ensemble des départements français d’ici à la fin de l’année.
Les premiers essais de dépistage (dans un programme expérimental) ont été très concluants. 42 % de la population cible (âgée de 50 à 74 ans), soit 687 000 personnes, ont fait le test et quand ce test a été positif, 86 % ont bénéficié d’une coloscopie. Une anomalie a été détectée dans 41 % des coloscopies, soit au total 1 615 cancers (9,3 % des coloscopies) et 4 600 adénomes (31 % des coloscopies). Or, parmi les cancers détectés, 43 % étaient de stade I, donc guérissables. Un chiffre à comparer avec celui des cancers diagnostiqués à ce stade précoce dans le cadre du dépistage individuel : 20 % seulement selon l’enquête du réseau Francim.
Le dépistage du cancer colorectal généralisé à toute la France permettrait ainsi de diagnostiquer précocement davantage de cas et d’éviter 3 000 décès par an. En France, ce type de cancer représente en effet la 2ème cause de décès par cancer.