Des chercheurs américains ont découvert un trait génétique présent chez 10 à 20 % des personnes souffrant d’un cancer du côlon. Cette découverte devrait améliorer la prévention de ce cancer fréquent.
Panorama du Médecin, 8 septembre 2008
Au terme d’une étude réalisée chez 243 personnes (138 atteintes d’un cancer colorectal, 105 indemnes), deux équipes américaines ont découvert une mutation génétique présente chez 12 à 21 % des personnes malades – contre 1,5 à 3 % du groupe témoin. Cette mutation sur le gène TGFBR1 entraîne une diminution de la production d’un récepteur clé (TGF-bêta) qui est le plus puissant frein à la croissance des cellules. Lorsque la production de cette substance diminue, les cellules du cancer du côlon peuvent aisément se multiplier.
Cette mutation se transmet sur le mode dominant dans les familles où elle est exprimée, mais existe aussi de manière sporadique. Si une personne hérite de cette caractéristique, le risque de développer un cancer colorectal durant sa vie est de 50 % au lieu de 6 % dans la population générale.
Les chercheurs pensent que des tests capables de détecter ce défaut génétique devraient un jour faire partie des examens de routine pour évaluer le risque de cancer du côlon et le prévenir.
* En ligne le 14/8/08 sur le site de « Science »