Selon une étude de Nouvelle-Zélande, le pouvoir cancérigène du cannabis est très élevé et fumer un joint par jour (sans ajout de tabac) pendant 10 ans multiplie par 6 le risque de cancer bronchique.
Panorama du Médecin, 28 janvier 2008.
Les joints étant généralement consommés sans filtre et jusqu’au bout, la quantité de fumée inhalée est importante. Or, celle-ci contient deux fois plus d’hydrocarbures poly-aromatiques cancérigènes que la fumée des cigarettes de tabac. De plus, les inhalations sont plus profondes et plus longues. Enfin, l’absorption de monoxyde de carbone dans le sang serait 5 fois plus élevée après un joint. Pourtant, les résultats des études épidémiologiques réalisées chez l’homme étaient jusqu’ici contradictoires.
Une étude de Nouvelle-Zélande* - où la consommation de cannabis est élevée et où les fumeurs qui se roulent un joint y ajoutent rarement du tabac -, réalisée chez des patients souffrant d’un cancer du poumon, montre que le lien entre cannabis et cancer du poumon est fort. Fumer plus de 10 joints-année (1 joint/jour pendant 10 ans ou 2 par jour pendant 5 ans) augmente ce risque par 5,7, indépendamment du tabagisme. 1 joint équivaudrait à 20 cigarettes…
*Richard Beasley et coll. European Respiratory Journal, 2008, vol. 31- N°2.