A l’occasion de la Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus, le Collège national des gynécologues et obstétriciens réclame un dépistage organisé et le remboursement du vaccin.
Panorama du Médecin, 22 janvier 2007
Actuellement, le dépistage du cancer du col de l’utérus (par frottis) n’est organisé que dans quatre départements : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Isère et Martinique. Ailleurs, il est très insuffisant. Selon l’analyse d’un échantillon permanent d’assurés sociaux, entre 1995 et 2000, à peine plus de la moitié des femmes ont eu un frottis tous les 3 ans (comme c’est recommandé) et plus d’un tiers n’en ont pas eu pendant 6 ans. Par ailleurs, un tiers de femmes atteintes de ce type de cancer ne se sont jamais fait dépister… Chaque année, un peu plus de 3 000 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués, souvent tardivement, et causent 1 000 décès annuels. Aussi le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) se prononce-t-il pour un dépistage organisé généralisé. Notons que l’Institut national du cancer étudie la possibilité d’ajouter les frottis aux examens de grossesse et d’identifier, grâce aux données de remboursement de la Sécurité Sociale, les femmes n’ayant pas eu de frottis pendant 3 ans afin de leur envoyer une lettre de rappel.
En attendant, le CNGOF organise, à l’occasion de la Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus*, des réunions de sensibilisation pour le grand public. En effet, seulement 9 % des Françaises savent que le cancer du col de l’utérus est lié à un virus transmis sexuellement, le papillomavirus. Un vaccin existe depuis peu, mais il n’est pas remboursé. Aussi le CNGOF réclame-t-il sa prise en charge par la Sécurité Sociale.
* Du 21 au 28/1/2007.