Cette technique d’imagerie pourrait permettre d’améliorer le dépistage du cancer de la prostate et d’adapter la stratégie thérapeutique au potentiel évolutif de la tumeur.
Panorama du Médecin, 2 juin 2008.
Le dosage du PSA, de plus en plus souvent proposé par les médecins, permet de dépister des cancers de la prostate plus petits. Mais, faute de critères pour prédire leur évolution, un traitement agressif (l’ablation de la prostate) est le plus souvent proposé aux patients, même si l’on sait que certaines opérations seront au final inutiles. Pour affiner la stratégie thérapeutique, l’IRM dynamique est peut-être la solution. Peu développée aux Etats-Unis où on lui préfère encore l’IRM statique intrarectale, elle commence à prendre de l’importance en Europe.
Cet examen a en effet l’intérêt d’indiquer le volume de la tumeur, son extension et, de ce fait, son risque d’évolution, ainsi que sa situation. Elle permet également de visualiser une zone impossible à palper et à voir à l’échographie ainsi que les cancers de petite taille qui échappent souvent aux biopsies. Enfin, elle pourrait permettre de déceler des cancers à PSA normal, d’indiquer si une biopsie s’impose et la guider le cas échéant.
* Source : Académie Nationale de Médecine