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La prise en charge des douleurs chroniques est insuffisante

Les patients souffrant de douleurs chroniques rebelles doivent attendre en moyenne plus de 3 mois pour consulter dans une unité spécialisée.

Panorama du Médecin, 22 octobre 2007


Selon une enquête rendue publique par la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) lors de la 2ème Journée de prévention de la douleur (Paris), 31,7 % des Français se plaignent de douleurs chroniques dont 19,9 % (soit 12 millions) de douleurs modérées à sévères. Faute de structures spécialisées suffisantes, les délais d’attente de rendez-vous dépassent 3 mois pour les patients souffrant de douleurs chroniques rebelles. Avec l’allongement de la vie, les risques de souffrir d’une pathologie douloureuse augmentent et ce dysfonctionnement devrait donc s’accentuer. Or, toutes ces douleurs ne peuvent être soulagées par un simple traitement, insiste le Pr Alain Serrie, président de la SFETD. Les douleurs chroniques rebelles notamment nécessitent une prise en charge globale et pluridisciplinaire. La prévention aussi est essentielle : les douleurs aigues répétitives, qui font en partie le lit de la chronicisation des douleurs, gagneraient à être mieux prises en charge.
Par ailleurs, si les traitements anti-cancéreux sont plus efficaces, ils sont souvent pourvoyeurs de douleurs. Par exemple, après l’ablation du sein ou le retrait des ganglions, le syndrome du sein fantôme et des douleurs neurologiques sous l’aisselle et à la hauteur de la face antérieure du thorax sont invalidants, souligne le Dr Claire Delorme, coordonnatrice du réseau régional douleur de Basse-Normandie. La douleur ne devrait pas être le prix à payer pour une rémission ou une guérison…