19 % des Européens ont un test cutané positif à au moins une moisissure. Responsables : la meilleure isolation des logements et la forte consommation d’eau dans les cuisines et les salles de bain.
Panorama du Médecin, 5 juillet 2007
Après les acariens, les chats, les chiens et les blattes…, les moisissures. Bien que les données sur les logements français soient peu nombreuses, on attribue l’augmentation de cette allergie à l’amélioration de l’isolation des habitations et aux consommations importantes d’eau dans les salles de bain et les cuisines. Le développement des moisissures est en effet favorisé à la fois par une température comprise entre 20 et 35°C et par un taux d’humidité dans l’air supérieur à 60 %. Une étude récente, réalisée chez 5 000 personnes âgées de 3 à 80 ans, a montré que 19 % des européens présentaient un test cutané positif à au moins une moisissure et que 60 % d’entre elles étaient sensibilisées à la variété Alternaria.
Des prélèvements, réalisés avec du scotch et analysés en microscopie optique ou par PCR, permettent de détecter et d’identifier ces moisissures : Alternaria, Cladosporium, Penicillium et Aspergillus essentiellement. On estime que leur impact sur la santé est sensible au-delà d’une surface d’infestation de 3 m2. A savoir : à côté du risque allergique, les moisissures ont aussi l’inconvénient de pouvoir fabriquer des toxines et de produire du bêta-glycane, irritant pour les voies respiratoires.
Dans la capitale, les médecins peuvent s’adresser (par courrier) au Laboratoire d’hygiène de Paris pour les cas difficiles (ex. asthme grave) et demander le diagnostic d’un logement suspecté. Par ailleurs, on peut consulter la liste des conseillers médicaux en environnement*, dont disposent de plus en plus d’hôpitaux.
* Sur le site http:/liste-cmei.over-blog.fr
2ème congrès national d’asthme et d’allergie (20-22 juin, Paris)