Tous les asthmatiques devraient aujourd’hui bénéficier d’une enquête allergologique portant sur les acariens, le chat, le chien, les pollens d’arbres, de graminées, d’herbacées et les moisissures.
La conférence de consensus "Asthme et Allergie", organisée sous l’égide de la Société de pneumologie de langue française (Splf), a conclu à la nécessité de mener une enquête allergologique chez tous les asthmatiques âgés de plus de 3 ans. En testant systématiquement les pneumallergènes domestiques (acariens, chat, chien), les pollens d’arbres, de graminées et d’herbacées (ambroisie, armoise, plantain) ainsi que les moisissures les plus souvent impliquées (Alternaria, Aspergillus, Cladosporium). Par ailleurs, les spécialistes ont également estimé qu’il n’était pas nécessaire de faire systématiquement un test vis-à-vis des curares chez les asthmatiques avant une opération, mais ils ont conseillé de signaler la maladie au radiologue avant l’injection d’un produit de contraste pour éviter tout risque de choc anaphylactique. En revanche, ces patients peuvent prendre sans problème des pénicillines et se faire vacciner car il n’y a pas de preuve que l’asthme soit un facteur de risque d’accident allergique aux vaccins contenant des protéines de l’œuf. Autre recommandation: il convient de rechercher systématiquement l’existence d’une rhinite allergique chez un asthmatique car son traitement peut améliorer le contrôle de l’asthme.
Sur le plan thérapeutique, l’immunothérapie spécifique (ou désensibilisation) n’est conseillée que pour certains allergènes: acarien, pollens de graminées, de bouleau et d’ambroisie. Enfin, en cas d’allergie, mieux vaut se séparer de son animal de compagnie et faire la guerre aux acariens, mais les experts admettent que l’efficacité de ces mesures est moins nette chez les adultes que chez les enfants.
* Sur le site Internet www.splf.org