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La maladie expliquée  

Qu’est ce que la Bpco ?

A l'horizon 2030, la bronchopneumopathie chronique obstructive (bpco) sera la quatrième cause de décès et la sixième cause de handicap sur toute la surface de la planète (1). Retour sur une pathologie méconnue, frappant tout particulièrement les fumeurs.

Paru le 20/07/2007 - Mise à jour le 28/06/2007


La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) se caractérise par une diminution non réversible du souffle. Son origine ? Une obstruction chronique et progressive des voies respiratoires, liée à l’inhalation régulière de particules et/ou gaz toxiques.

A long terme, la BPCO peut évoluer vers une insuffisance respiratoire (incapacité des poumons et des bronches à oxygéner le sang et les organes).

L’insuffisance respiratoire peut évoluer vers une détresse respiratoire aiguë, une anoxie (privation d’oxygène), et entraîner la mort par asphyxie.

Les causes de la Bpco


Fléau des pays développés, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche plus de 80 millions de personnes dans le monde, pour 3 millions de décès annuels (1).

En France, le nombre de Bpco n’est pas exactement connu mais on estime à 40 000 environ le nombre d’insuffisants respiratoires bénéficiant d’une prise en charge instrumentale à domicile (2).

La cause principale de l'apparition de BPCO est le tabagisme. Le développement de la maladie, son évolution et sa mortalité sont directement liés à la consommation de tabac.


Autres causes de BPCO :

  • La pollution atmosphérique, intérieure et extérieure (carburants de biomasse utilisés pour faire la cuisine et chauffer, automobiles, etc.).

  • L'exposition à des risques professionnels (poussières, produits chimiques, …).

  • Les infections broncho-pulmonaires, fréquentes pendant l'enfance.

  • Une prédisposition génétique a été évoquée et semble probable, mais reste à confirmer scientifiquement.

Les symptômes de la Bpco


Les premiers symptômes de la BPCO passent souvent inaperçus, surtout pour les fumeurs :

  • essoufflement à l'effort (dyspnée)

  • toux grasse et production de crachats le matin

  • essoufflement lors d'efforts de moins en moins intenses, à mesure que la maladie progresse

Les informations recueillies par le médecin (tabagisme, toux chronique, crachats, gêne respiratoire à l'effort.) orientent vers une Bpco.
Le diagnostic est confirmé grâce à une exploration de la fonction respiratoire (EFR), dont les résultats permettent de déterminer le stade de la maladie et son pronostic.

Les traitements de la Bpco


Il est impossible de guérir de la BPCO, mais une bonne prise en charge permet d'atténuer les symptômes, diminuer le risque d'aggravation et améliorer les conditions de vie.

L'arrêt du tabac est la première (et indispensable) étape. Des aides au sevrage peuvent être proposées (2).

Des traitements médicamenteux peuvent être prescrits, dans certains cas de figure (à déterminer avec le médecin) (2) :

  • bronchodilatateurs en aérosol-doseur, en cas de forte obstruction bronchique

  • corticoïdes à inhaler, pour lutter contre l'inflammation

  • fluidifiants bronchiques

Une kinésithérapie respiratoire, permettant de ré-entraîner les muscles à l'effort, complète généralement la prise en charge. Elle facilite grandement la ventilation et l'expectoration (2).
Dans les cas les plus sévères, l'oxygénothérapie de longue durée peut s'avérer nécessaire, pour lutter contre l'insuffisance respiratoire chronique (2).
La chirurgie intervient uniquement dans de rares cas particuliers et la transplantation pulmonaire n'est employée qu'en tout dernier recours sur des patients jeunes ayant des formes très évoluées de la maladie (2).
Une antibiothérapie est prescrite lors de périodes d’exacerbation de la Bpco et en fonction de la gravité de celle-ci (3,4).

Bibliographie :

(1) Données OMS
(2) Recommandations pour la prise en charge de la BPCO – Actualisation 2003. SPLF.
(3) Antibiothérapie par voie générale en pratique courante dans les infections respiratoires basses de l’adulte et de l’enfant. Afssaps, octobre 2005.
(4) 15è Conférence de Consensus en Thérapeutique anti-infectieuse Prise en charge Prie en charge des infections des voies respiratoires basses de l’adulte immunocompétent Mars 2006