Surpoids et inactivité
La sédentarité, la grande amie de l’obésité ?
La sédentarité est un facteur de risque cardiovasculaire. Mais qu’entend-on par sédentarité ? Il existe aujourd’hui des outils simples pour évaluer son niveau d’activité physique.
Paru le 20/12/2007 - Mise à jour le 24/05/2007
Dr B.Martin
L’inactivité physique correspond à moins de 30 minutes d’activité physique modérée à intense par jour, c’est-à-dire d’une activité provoquant un essoufflement modéré (1).
Si l’on en croit le Baromètre santé 2005, la majorité des Français sont loin du compte. En effet, moins de la moitié des adultes déclarent avoir marché pendant au moins trente minutes, au moins cinq jours la semaine précédente.
Associée à une alimentation déséquilibrée, cette inactivité est une grande tueuse. Aux Etats-Unis, avec 300 000 morts dont 28% pourraient être évités, elle se situe au deuxième rang des causes de mortalité évitable, juste derrière le tabac (2).
La sédentarité augmente le risque de diabète de type 2. En cas de surpoids, elle majore le risque de survenue d’un événement coronarien. Et, chez des personnes déjà victimes d’un accident cardiovasculaire, elle augmente le risque de décès. (3)
Sources
Carré F. Obésité abdominale, syndrome métabolique et risque cardiovasculaire. L’engrenage. Cardinale, revue de cardiologie. Collection interdisciplinaire n°8. Octobre 2005.
Booth FW et al. Waging war on modern chronic diseases : primary prevention through exercise biology. J Appl Physiol 2000 ; 88 :774-87.
Circulation 2000 ; 102 : 1358-63 – NEJM 1999 ; 341 : 650-8 – J Appl Physiol 2004 ; 96 : 3-10.
