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La maladie expliquée  

Conseils d’hygiène et d’alimentation

Les traitements anti-cancéreux ne sont pas dénués d'effets secondaires. Certaines précautions simples permettent de les atténuer.

Paru le 25/08/2006 - Mise à jour le 01/08/2006

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Conseils propres à la radiothérapie

Conseils cutanés

Certaines précautions locales sont à suivre pendant l'irradiation afin de limiter les effets indésirables au niveau cutané.

Les règles de base sont :

  • éviter les frottements, les irritations

  • éviter la chaleur

  • nettoyer quotidiennement la peau à l'eau tiède et au savon de Marseille sans adjonction de parfum et sans utiliser de produit antiseptique irritant. Veiller à ne pas effacer les marques du repérage !

  • ne pas savonner directement la zone irradiée, laisser couler l'eau savonneuse sur la zone traitée

  • éviter les douches ou les bains trop chaud

  • sécher sans frotter, par tamponnement au niveau de la zone traitée

  • ne pas gratter en cas de démangeaison mais essayer d'appliquer du talc

  • éviter de talquer dans les régions qui transpirent beaucoup (aisselles, plis de l'aine), cela peut aggraver l'irritation

  • éviter l'épilation ou le rasage pendant le traitement. Si l'irradiation porte sur le visage ou le cou, utiliser le rasoir électrique plutôt que la lame

  • ne rie mettre sur la zone irradiée en dehors de la crème recommandée par le médecin, pas d'eau de toilette, de déodorant, de cosmétique, d'alcool...

  • ne pas utiliser de ruban adhésif sur la peau de la zone traitée

  • éviter les vêtements qui serrent (élastiques de slip, soutien gorge à armature) porter des sous-vêtements et vêtements souples, en coton ou en soie, plutôt que la laine et le synthétique, afin d'éviter les frottements sur la peau traitée

  • ne pas exposer la zone irradiée à la chaleur (bouillotte, lampes à quartz ou à infrarouge).

  • éviter toute exposition solaire pendant la période d'irradiation et jusqu'à un an après, afin d'éviter une hyperpigmentation cutanée. Par la suite, utilisez définitivement une crème à haut degré de protection sur cette zone lors de toute exposition solaire

Aucun certificat médical ne dispense le port de la ceinture de sécurité, intercaler un tissu en coton (mouchoir) entre la zone traitée et la ceinture pour éviter le frottement, si la zone irradiée est intéressée par la ceinture.

Conseils diététiques

  • L’irradiation au niveau abdominal est généralement marquée par un risque de diarrhée. Tout aliment irritant pour la muqueuse digestive ou 'lourd à digérer' est à proscrire.

  • Conseils diététiques à suivre en cours d'irradiation abdominale et durant le mois qui suit la fin du traitement dans le tableau suivant :

Conseils diététiques.

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Aliments à éviter

Aliments autorisés

Viandes, poissons

Viandes grasses : mouton, porc, plats en sauce, confit de canard

Charcuterie

Poissons gras : saumon, maquereau, sardine et poissons fumés

Matières grasses : sauce, mayonnaise

Viandes maigres : boeuf, veau, jambon maigre, poulet, viandes grillées, bouillies, ...

Poissons maigres : grillés ou bouillis, crevettes et langoustines

Légumes

Réduisez votre consommation de : légumes verts riches en fibres, crus ou cuits (chou, chou-fleur, brocolis, tomates, épinards,...)

Légumineuses (haricots secs, lentilles, ...)

Evitez les aliments riches en matières grasses : frites, chips, ...

Légumes en purée : pomme de terre, carottes, courgette,...

Et aussi champignons, endives, laitue...

Plat de pâtes, riz blanc

Fruits

Evitez les oléagineux : noix, noisettes, amandes, cacahuètes, ...

Fruits secs : raisins, dattes...

Fruits cuits épluchés en compote, salades de fruits, bananes

Jus de fruits frais, pressés, en petite quantité

Lait, fromages et desserts

Evitez les produits laitiers : lait et fromage (camembert, roquefort...), crèmes dessert, crèmes glacées

Pâtisseries du commerce, glaces, crèmes glacées, crème dessert du commerce, crème chantilly

Pain complet

Privilégiez les laitages pauvres en matières grasses : lait écrémé, yahourt nature, fromage blanc, gâteau de riz

Et les fromages à pâte dure ou pasteurisé

Gâteaux secs

Pain blanc, biscottes

  • La radiothérapie au niveau de la bouche, gorge, thorax peut entraîner des irritations de la muqueuse buccale et oesophagienne qui rendent douloureuse l'ingestion des aliments. De plus, en cas de radiothérapie de la bouche et de la gorge, les glandes salivaires s'atrophient et la salive devient plus épaisse, rare voire inexistante. C'est pourquoi, afin de garder un apport calorique suffisant, certains aliments sont préférables à d'autres. conseils alimentaires à suivre lors d' une radiothérapie ORL ou oesophagienne.

  • Conseils alimentaires à suivre lors d' une radiothérapie ORL ou oesophagienne dans le tableau suivant :

Conseils alimentaires.

A éviter

A conseiller

Aliments acides ou aigres :

Agrumes (citron, orange, pamplemousse), cornichon, tomates

Compote de pomme, salade de fruits, poires, laitages (fromages, crèmes)

Aliments secs :

Pain, gâteaux, viandes, poulet

Viandes hachées, émincées ou cuites dans du bouillon
Biscuits trempés dans du lait, crème-dessert, flans

Aliments croquants :

Céréales, chips, légumes crus et fruits fermes, riz nature

Plats de pâtes, légumes en purée (pommes de terre, carottes, courgettes)
Fruits tendres ou en purée

Boisson :

Bière, vin, alcool

Lait, jus de fruit (sauf orange, raisin)
Sodas "éventés"

Aliments trop chauds et trop froids :

Café, thé, soupes chaudes, glaces et crèmes glacées

Boissons tièdes

Aliments épicés et assaisonné :

Chili, vinaigre, moutarde

Crème aux fines herbes

Irritation de la bouche et de la gorge

Les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie peuvent provoquer une irritation de la bouche et de la gorge et peuvent favoriser l'apparition d'aphtes et de certaines infections. Ces irritations rendent difficiles la déglutition et parfois l'alimentation.

Conseils d'hygiène

Une bonne hygiène dentaire permet de limiter les aphtes et les mucites

Parlez-en à votre médecin. Il vous conseillera sur les soins de bouche et les médicaments disponibles

  • Utilisez une brosse à dents ultra-souple ou en poils de blaireau. Pour l'assouplir, passez-la sous l'eau tiède avant de l'utiliser. Nettoyez bien la brosse à dents entre chaque brossage

  • Optez pour un dentifrice sans menthol pour ne pas agresser vos muqueuses

  • Lavez-vous les dents 3 fois par jour

  • Si vous portez un dentier, nettoyez-le avec une lotion sans alcool et retirez-le pour dormir

  • Pour rafraîchir votre bouche, rincez-la plusieurs fois par jour avec une solution aqueuse de bicarbonate de sodium (5 ml de bicarbonate de sodium + 500 ml d'eau). Demandez conseil à votre médecin.

Conseils alimentaires

  • Buvez de l'eau tout au long de la journée pour lutter contre la déshydratation

  • Mangez souvent et préférez des aliments faciles à ingérer (purée, aliments mixés ou hachés)

  • Et d'autres conseils alimentaires en cliquant ici.

Nausées et vomissements

Une radiothérapie au niveau de la poitrine, du thorax et de l’abdomen peut causer des nausées et vomissements.

Ils peuvent également être induits par des traitements de chimiothérapie.

Les odeurs peuvent également majorer la sensation nauséeuse. Il faudra alors éviter toute odeur.

Quelques conseils pour les combattre

  • Prenez les médicaments antinauséeux et anti-émétiques que vous a prescrits votre médecin. N'hésitez pas à le consulter si vous n'arrivez pas à garder les aliments malgré ce traitement.

  • Buvez 1 à 1,5 litre d'eau, de bouillon... tout au long de la journée pour ne pas vous déshydrater. Vous pouvez boire des boissons gazeuses qui peuvent améliorer vos nausées.

  • Buvez des boissons froides ou glacées et choisissez des plats froids ou tièdes (salade de fruits, sorbets, sandwiches, viandes froides , céréales,...).

  • Evitez de manger quelques heures avant la séance de radiothérapie et 2-3 heures après.

  • L'odeur des aliments peut vous écoeurer. Préférez une nourriture qui a peu d'odeur. Les aliments salés (type bretzel) ou les gâteaux secs peuvent également vous aider.

  • Mangez souvent, en petite quantité, lentement et en mastiquant bien. Fractionnez vos principaux repas en 5 ou 6 repas plus légers.

  • Evitez la nourriture grasse, épicée ou trop sucrée qui pourraient majorer la sensation d'écoeurement.

  • Facilitez votre digestion en vous asseyant bien droit après les repas.

Diarrhée et constipation

En cas de diarrhée

La diarrhée est liée généralement à une irritation de la muqueuse digestive secondaire à l'irradiation digestive ou à l'action de certains médicaments utilisés pendant la chimiothérapie.

Il faut, avant tout, éviter la déshydratation, ainsi que les aliments irritants.

  • Prenez des repas fractionnés et légers au cours de la journée (5 à 6 repas légers par jour).

  • Buvez beaucoup, environ 2 litres d'eau par jour, pour compenser les pertes liquides et les pertes de potassium. Les boissons à base de cola éventé afin d'enlever le gaz sont conseillées car riche en potassium.

  • Optez pour de l'eau, des jus de fruits (sauf le jus de pruneaux), des bouillons salés.

  • Evitez les boissons gazeuses, chewing-gums, bière, choux, pois ... qui peuvent favoriser la production de gaz pouvant être à l'origine de crampes abdominales.

  • Evitez les produits laitiers (lait, fromage, crème-dessert, crèmes glacées), le café, le thé fort.

  • Limitez les aliments riches en matières grasses (aliments frits, beurre, crèmes, noix,...

  • Réduisez votre consommation de fibres alimentaires : fruits (fruits secs, fraises, framboises, oranges, rhubarbe,...), légumes (haricots secs, brocoli, ...). Choisissez plutôt du riz blanc, des féculents, du pain blanc, des pommes de terre, du céleri, des carottes, de la compote de pomme, bananes, abricots, pêche et salade de fruits.

  • Et les autres aliments autorisés et à éviter en cas de diarrhée en cliquant ici.

En cas de constipation

La constipation est généralement liée à l'action de traitements utilisés pour éviter les nausées, les antalgiques (analgésiques morphiniques) et à tout changement de l'alimentation.

Conseils d'hygiène

Faîtes de l'exercice physique, par exemple de la marche.

Conseils alimentaires
  • Buvez beaucoup afin de ramollir vos selles, au minimum 1,5 l/jour de l'eau plate (évitez l'eau gazeuse) ou des bouillons de légumes, jus de fruits, jus de pruneaux...

  • Le matin, un verre de jus d'orange frais peut vous aider à réveiller votre tube digestif paresseux.

  • Préférez des aliments riches en fibres (produits céréaliers, fruits secs, légumes, fruits) cuits ou crus.

  • Associez à des féculents (pâtes, riz) des légumes verts (haricots verts, tomates,...).

  • Evitez les légumes de la famille du choux pour limiter les ballonnements.

  • Privilégiez le lait, les laitages, les crèmes dessert...

Diminution des cellules sanguines

La chimiothérapie peut induire une aplasie c'est-à-dire une baisse des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes, ainsi que la radiothérapie de certaines localisations ( bassin).

Les globules rouges

  • La baisse des globules rouges et de l'hémoglobine s'appelle une anémie. La plupart du temps, vous ne vous rendez compte de rien. Si cette anémie est importante, elle peut être marquée par une pâleur, une fatigue, des palpitations, un essoufflement à l'effort, parfois des étourdissements ; signalez-les à votre médecin. Une transfusion de globules rouges peut s'avérer nécessaire.

  • Dans le cas d'antécédents cardiaques, cette anémie doit être prévenue par des traitements à base d'érythropoïètine ou corrigée par des transfusions sanguines.

Les globules blancs

  • La baisse des globules blancs correspond à la leucopénie.

  • Il existe plusieurs sous-populations de globules blancs.

Parmi elles, figurent les polynucléaires neutrophiles, globules blancs plus particulièrement destinés à lutter contre les infections. Leur baisse est appelée neutropénie et le risque de fièvre et d'infection est alors plus important.

  • Si vous avez une baisse des globules blancs sans fièvre, il n'y a pas lieu de prendre des antibiotiques. Les seules précautions à prendre sont d'éviter les transports en commun, les lieux publics, et les contacts avec les personnes porteuses d'un rhume, d'une grippe, d'une autre infection, ainsi que les enfants souffrant d'une maladie infantile (surtout la varicelle).

  • Si vous avez de la fièvre (température supérieure à 38°C) et des frissons, on parle de «neutropénie fébrile» et une consultation rapide auprès de votre médecin traitant ou d'un médecin hospitalier est alors indispensable. Au besoin, celui-ci vous prescrira un traitement antibiotique qui pourra être administré par voie orale, mais parfois une hospitalisation est nécessaire pour un traitement par voie veineuse et une surveillance rapprochée. Cette neutropénie fébrile peut s'accompagner de mucites et d'aphtes.

  • Dans certains cas, votre médecin peut être amené à vous prescrire un médicament favorisant la prolifération des cellules sanguines , administré en piqûres sous-cutanées à domicile. Ce médicament permet de régénérer le stock de globules blancs disponible et donc de raccourcir cette période de neutropénie.

Les plaquettes

  • Les plaquettes ont un rôle dans la coagulation ; leur rareté favorise les hémorragies.

  • La baisse des plaquettes correspond à une thrombopénie. Elle peut entraîner des saignements divers : des gencives, du nez, au niveau d'une plaie, hématomes («bleu») spontanés sans choc ou sans rapport avec l'importance du choc, gynécologiques.

Conseils alimentaires

  • Préférez :

    • les légumes et fruits cuits aux crudités et aux fruits secs ou à peau consommable

    • les viandes et poissons cuits (grillés, bouillis...) aux viandes et aux poissons froids, séchés ou fumés et à la charcuterie à la coupe

    • les gâteaux secs, les gâteaux faits maison, sans crème aux pâtisseries fraîches

    • les fromages pasteurisés aux fromages à la coupe.

  • Afin de régénérer la réserve de fer nécessaire à la fabrication des globules rouges :

    • les viandes rouges seront préférées aux viandes blanches

    • les aliments riches en fer (épinards, persil, légumes verts, amandes, noisettes, lentilles, chocolat...) seront privilégiés.

Perte d’appétit

  • Il est possible que vous perdiez un peu l'appétit pendant votre traitement. L'explication de cette perte d'appétit dépend du type de traitement que vous recevez (ex: l'irradiation de la gorge entraîne une irritation de la muqueuse buccale et oesophagienne, est différente de la chimiothérapie pour tumeur digestive).

  • Il est important de maintenir votre poids. Le corps a besoin d'une alimentation de qualité pour conserver sa résistance et sa capacité à lutter contre la maladie. Votre médecin vous conseillera pour les problèmes d'alimentation et vous prescrira éventuellement des compléments alimentaires.

  • Dans tous les cas, nous vous suggérons plusieurs méthodes :

    • Fractionnez vos repas. Remplacez les trois repas traditionnels par 5 ou 6 repas légers

    • Mangez plus lorsque vous avez faim et choisissez les plats que vous préférez ou qui vous font envie

    • Privilégiez les aliments riches en protéines (oeufs, produits laitiers, fromages) qui vous apporteront force et énergie et vous aideront à maintenir votre poids. Pensez à rajouter un jaune d'oeuf dans une purée, des pâtes...

    • Augmentez votre apport en calories en consommant crème, beurre, mayonnaise, yaourt, crème glacée, fromage, confiture, miel...

  • N'oubliez pas que des aliments froids sont plus 'attirants' que des aliments chauds (ex : jambon, viande froide, poulet préférés à un boeuf bourguignon, une blanquette !)

  • Votre radiothérapeute ou votre chimiothérapeute vous conseillera pour les problèmes d'alimentation et vous prescrira éventuellement des compléments alimentaires spécifiques à votre cas (type boissons et crèmes dessert d'apport en calories et en protéines très élevé).

Conseils propres à la chimiothérapie

L’altération du goût

Certains traitements de chimiothérapies peuvent altérer le goût des aliments qui peuvent paraître métalliques.

  • Rafraîchissez votre bouche en la rinçant plusieurs fois par jour avec une solution aqueuse de bicarbonate de sodium. Utilisez des couverts en plastique solide.

  • Essayez les jus d'agrumes et la limonade qui peuvent masquer le goût métallique. Attention, ne les consommer pas si vous avez la bouche ou la gorge irritée.

  • Préférez le poulet, la volaille, le poisson, les oeufs, les produits laitiers et les légumes.

  • Choisissez des produits qui ont une saveur peu prononcée

  • Les fruits de mer restent souvent très appréciés.

La peau et les ongles

  • Certains médicaments de chimiothérapie administrés par intraveineuse sont sensibles à la lumière et peuvent colorer les vaisseaux sanguins.
    Pour éviter cette manifestation, protégez vos bras de la lumière avec des vêtements à manches longues.

  • Pendant les traitements de chimiothérapie, la peau est souvent très sèche. Il est conseiller de

    • boire 1 à 1,5 litres d'eau (bouillons, sodas,...) par jour minimum

    • d’hydrater la peau avec une crème nourrissante. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien

    • d’utiliser un baume pour les lèvres

    • de protéger impérativement votre peau du soleil : mettez de l'écran UV total

  • Les ongles peuvent devenir mous et cassants. Ils retrouveront, cependant, leur aspect normal après l'arrêt du traitement.

La chute des cheveux

La chute des cheveux, dite alopécie, dépend du protocole proposé, de la nature, des doses des produits utilisés. Votre médecin vous avertira du risque de chute des cheveux.

Le casque réfrigérant

Avec certains médicaments et en cas de perfusion de chimiothérapie de courte durée (1 heure environ), on peut limiter la chute des cheveux par le port d'un casque réfrigérant à 4°C.
Le froid, par intermédiaire du casque, entraîne une contraction des vaisseaux du cuir chevelu et un ralentissement de la circulation : ainsi, le produit de chimiothérapie responsable de l'alopécie passe peu, et respecte le cuir chevelu, limitant ainsi la chute des cheveux.

Si la chimiothérapie entraîne, néanmoins, la chute des cheveux, celle-ci n'est pas immédiate, et survient dans les 2 à 3 semaines après le premier cycle.

Toutefois, la chute des cheveux est brutale.
Afin de limiter le traumatisme psychologique, il est conseillé d'anticiper en choisissant une jolie coupe courte, sans raie avec des mèches vers l'avant du visage afin de cacher les racines qui constituent la démarcation de la perruque.
Le coiffeur pourra vous conseiller une perruque identique à cette nouvelle coupe avec la couleur naturelle de vos cheveux. Ainsi, vous et votre entourage pourrez vous habituer à ce nouveau « look » avant le port de la perruque.
Dès le début de l'alopécie, la perruque sera prête et vous pourrez la porter.

Prescrite par votre médecin, la perruque est remboursée en partie (sur la base d'un forfait) par la Sécurité Sociale sur présentation de l'ordonnance. Il est préférable de prévoir une demande d'entente préalable. Votre mutuelle pourra compléter le remboursement. Renseignez-vous auparavant auprès de votre mutuelle afin d'évaluer le budget dont vous disposez. Le prix des perruques est très variable en fonction de la qualité (cheveux naturels ou non, etc.).

Les cheveux commencent à repousser dès la fin du traitement et il faut compter deux mois environ pour avoir l'équivalent d'une coupe courte. Parfois, les cheveux repoussent dans leur couleur initiale alors qu'ils étaient blancs avant leur chute.