Le Gouvernement veut renforcer la lutte contre la douleur engagée depuis une dizaine d’années en mettant en œuvre, pour les années 2006-2010, un plan de 26,74 millions d’euros qui repose sur quatre axes.
Article paru le 13/12/2007 - Créé le 03/10/2006
Santea.com
1. L’amélioration de la prise en charge des personnes les plus vulnérables (enfants et personnes âgées et en fin de vie).
Pour les enfants et les adolescents, le Gouvernement souhaite améliorer la prise en charge de la douleur provoquée par les soins, développer les formes pédiatriques d’antalgiques et mieux dépister et traiter les douleurs chroniques.
Les conditionnements de certains antalgiques rendent leur usage difficile chez les enfants et sont source d’erreur. L’absence d’antalgique de niveau 2 et de certains médicaments de niveau 3 possédant une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les jeunes enfants ne permet pas toujours un traitement adapté.
Les patients âgés à domicile sont encore insuffisamment soulagés. 35% seulement de ceux qui souffrent de douleurs seraient très bien soulagés et 23% ne le seraient pas du tout. Dans 40% des cas, la douleur ne serait pas détectée par le médecin traitant.
Pour les personnes handicapées, âgées et en fin de vie, le plan permettra de diffuser des outils d’évaluation de la douleur et d’aide à la prescription, ainsi que de réaliser des formations de sensibilisation dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes et les services de soins à domicile. L’accent est mis sur la prise en charge de la douleur psychologique de ces personnes et sur leur accompagnement lors de l’annonce du diagnostic (cancer, maladie d’Alzheimer...).
La prise en compte (dépistage et traitement) de la douleur des maladies chroniques doit être développée. Ces maladies concernent le cancer avec 1800 nouveaux cas/an parmi lesquels 50 à 70 % vont souffrir, la migraine qui touche 10,6 % de la population.
2. La formation renforcée des professionnels de santé.
3. Une meilleure utilisation des traitements médicamenteux et des méthodes non pharmacologiques.
4. La structuration de la filière de soins de la douleur
En particulier celle de la prise en charge des douleurs chroniques dites rebelles, sources de handicap ou d’altérations majeures de la qualité de vie. Ces douleurs sont à l’origine d’une consommation importante de soins et d’arrêts de travail.
D’après le recensement de 2006, il existe plus de 200 structures, contre 178 en 2004 et 96 en 2001.
Cependant, il existe une forte disparité de prise en charge selon les établissements de santé d’une même région.
Source
Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010. Ministère de la santé et des Solidarités. 3 mars 2006. http://www.sante.gouv.fr