Rhumatologie
Soulager le patient et l'articulation
Jusqu'à la cinquantaine, l'homme est aussi souvent atteint que la femme. Au-delà, l'arthrose devient beaucoup plus fréquente chez la femme. Aujourd'hui, de nombreux traitements existent, des médicaments luttant contre la douleur au remplacement de l'articulation.
Article paru le 13/12/2007 - Créé le 27/07/2006
Dr Brigitte Martin
Parfois l'arthrose est silencieuse
On peut être porteur d'arthrose et ne jamais en souffrir. Il n'est pas rare de découvrir des lésions d'arthrose sur une radiographie sans que jamais la personne ne se soit plainte. A l'opposé, certaines arthroses sont très douloureuses alors que les signes radiologiques sont minimes.
Généralement, l'arthrose évolue par poussées douloureuses dites «inflammatoires». Typiquement, il s'agit d'une douleur d'effort, dite «mécanique», correspondant à la mise en charge de l'articulation. Elle se produit après un certain temps d'utilisation de l'articulation (elle est plus souvent présente en fin de journée), est calmée par le repos et ne réveille pas la nuit. Il peut s'y associer un épanchement articulaire. Entre les poussées, la douleur peut disparaître pendant de longues périodes ou persister de manière moins intense. Lorsque l'arthrose est déjà bien évoluée, une raideur de l'articulation et des déformations articulaires peuvent survenir.
La radio suffit dans la majorité des cas
La radiographie reste le premier et le meilleur examen complémentaire pour préciser l'importance de l'arthrose.
Elle peut montrer trois sortes de signes :
un espace plus ou moins serré entre deux parties osseuses de l'articulation («pincement articulaire») ;
des lésions de l'os sous-chondral (sous le cartilage) ;
des ostéophytes (excroissances de tissu osseux à proximité des articulations).
Le scanner et l'IRM sont réservés à des indications très précises et peu nombreuses.
Les moyens de traitement sont de plusieurs ordres
L'«économie» de l'articulation, voire sa mise au repos
Elle est logique et cherche à éviter des surcharges à l'articulation fragilisée, qu'elle soit en période douloureuse ou non.
Il faut essayer de soulager au maximum l'articulation en évitant le port de charges, les stations debout, les gestes qui sollicitent trop l'articulation... mais aussi en sachant s'aider d'une canne pour marcher ou en perdant du poids en cas d'arthrose du genou.Les antalgiques pour un traitement symptomatique.
Les traitements «de fond» prescrits en continu.
La chirurgie est utile en cas de détérioration importante du cartilage articulaire et si la douleur n'est pas soulagée par le traitement médical. On a alors recours généralement à une prothèse pour la hanche et le genou. La pose d'une prothèse de l'épaule est également possible mais plus complexe.
